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Source Bibliographique : " Provins et ces environs " de René Charles Plancke
Capitaine Honoraire de l'Armée Blindée - Cavalerie ( Promenades dans le passé Tome 5
 )

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 Ce n'est qu'en 1152 qu'apparaît le première mention écrite connue de Soisy (Sociaco).
En 1789, Soisy fait partie de l'élection de Provins et de la généralité de Châlons sur Marne,
(devenue maintenant Châlons en Champagne).
L'église paroissiale, sous la double dédicace de Notre Dame
et de Saint-Edme appartient au diocèse de sens,
doyenné de Provins, mais le village n'avait été érigé en cure qu'en 1666.
Bouy (Boiacum), ancienne maison forte, est cité depuis 1194.

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 Soisy en 1900 - Fêtes - De 1840 à 2004 - Glaisiéres - Confrérie - Château - Armoiries - Niflettes - La vigne en Seine et Marne


"Soisy en 1900".

La mairie avec son clocher..

La place des tilleuls...


En 1900, le village a 79 habitants, dans ces 79 habitants on ne relève que 30 électeurs
qui doivent aller à Provins pour leurs opérations postales et à Everly pour régler leurs impôts.
Monsieur VENDRE Maire, et Mr DORBAIS adjoint, administrent la commune à la tête
de huit conseillers municipaux; l'instituteur Mr Trouvé est secrétaire de mairie,
et la Père Rousselot est garde champêtre.

La petite église, qui n'est qu'une chapelle sans ornement, reconstruite en 1854 et bénie par
l'évêque de Maux le 8 septembre de cette même année, est desservie par le curé de
Chalautre la Petite dont, malheureusement la cure est vacante cette année là ;
il faudra attendre la fin de l'année pour qu'arrive l'abbé Chalbot.
Les activités commerciales de Soisy sont peu importantes, en voici une courte liste: 

Masanès

Aubergiste, cordonnier, épicier, mercier.

Villois

Aubergiste et débitant de tabac.

Sainton

Distillateur

Logue

Distillateur

Delor

épicier, mercier

E.Rousselot

Galochier

Bouy est un hameau de Chalautre la petite jusqu'à une loi du 5 mars 1926 qui le rattache à Soisy.
Un décret  du 27 Juin 1929 a substitué le nom de Soisy-Bo
uy à celui de Soisy.

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"Le Château de Montramé"


Pierre de la Garde décrit le château de Montramé:

" Bâti au XII ème siècle, détruit en partie à la révolution, les bâtiments qui subsistent
( belles salles voûtées, petite chapelle romane et pittoresque escalier de pierre)
ont été restaurés avec soin en 1927".

Depuis 1928/30 M. Clarenc ,Grand Père de Jean Claude Arnoux,
avait déjà à l'époque fait quelques travaux sommaires.

En 1969, le Dr Arnoux et ses fils, l'un ayant une entreprise, et l'autre étant architecte,
ont commencés à restaurer les bâtiments principaux, puis plus tard les jardins
en 1976, ils ont obtenu un 2 ème prix des Chefs d'oeuvres en périls (P. de la Garde).
Il y a normalement une plaque en bronze à l'entrée du chateau, qui le signale.

Cette restauration ayant couté énormément d'argent,
ils ont été obligés de se séparer de la propriété avec beaucoup de regrets,
après avoir essayé de la vendre en 4 lots afin de faire 4 résidences de prestige .

C'est un entrepreneur parisien prenant sa retraite qui l'a acquit,  
et lui même l'a revendu quelques années après, à l'actuel propriétaire.


 

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"Fêtes et traditions"


anidia_pink.gifLe 1er mardi de septembre est le jour du pèlerinage à Saint-Edme qui mourut ici en 1240. Afin de permettre aux enfants d'y assister, il est fixé en période de vacances scolaires ; le Saint étant d'ordinaire fêté le 16 novembre. C'est une fête à l'occasion de laquelle les pèlerins pique-niquent autour de la fontaine, qui passait au XVIII ème siècle pour guérir les maladies oculaires. Le pèlerinage consiste en messe basse puis grand' messe, et ensuite procession jusqu'à la fontaine.
( La fontaine se trouve à quelques centaines de mètres de l'église, en direction de Longueville).

anidia_pink.gifL'après midi vêpres et salut.
Pendant la procession un cantique spécial est chanté :
en voici un extrait : le 9 ème couplet évoque le pays...
......" Il vient ici pour conserver ses jours
......Et de Soisy le bienfaisant asile
......Et de trois mois, on voit finir le cours.
"
anidia_pink.gifLes fêtes patronales sont fixées au 4 juillet et au 16 novembre (date primitive du pèlerinage) écrit
Roger Lecotté. L'annuaire de 1884 n'indique que le 16 novembre (St Edme). Celui de 1930,
indique le dimanche après le 16 novembre pour Soisy,et celui suivant le 4 juillet pour Bouy (St Martin).
anidia_pink.gifLes vignerons fêtaient la Saint-Paul le 25 janvier avec grand'messe, dégustation
de la traditionnelle brioche arrosée de vin blanc, banquet et grand bal.
anidia_pink.gifLa confrérie des vignerons dite société Saint-Paul existait encore en 1932.

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La Commune de Soisy-Bouy / Montramé de 1840 à 2004

Commune de Soisy-Bouy, canton de :
Bray-sur-Seine puis ensuite, de PROVINS
Population en 1840 :
127
Population en 2005 : 761

Code postal: 77650
N° Insee: 456
Superficie: 1134 ha
Arrondissement: Provins
Habitants: les Bouyards
Cours d'eau: le ru des Méances
Fête traditionnelle : Saint Edme 1er dimanche de Septembre
Fête communale : Le 1er dimanche de juillet

 Mairie - Ecole

Années

Hab.

Maires

Adjoints

Curé

Instituteur

Institutrice

Garde
Champêtre

Officier
Pompiers

1840

127

Bergé

Dallé

de Gouaix

Gérard

 

 

 

1850

128

Bergé

Lange

idem

Chamoin

 

 

 

1859

 

Parrain

Paris

idem

Bonnet

 

 

 

1870

138

Guérillot

Paris

Chalautre

Terré

 

 

 

1880

116

Paris

Vendre

idem

Martin

 

Lagoguée

 

1890

77

Paris

Parrain

idem

Lombard

 

Lagoguée

 

1900

79

Vendre

Dorbais

idem

Trouvé

 

Rousselot

 

1910

106

Parrain

Dorbais

idem

Gaisné

 

Gruyer

 

1920

150

Dallé

Delor

idem

Doury

 

Gruyer

 

1925

180

Dallé

Delor

idem

Doury

 

Logue

 

1930

459

Roux

Gaillard

idem

Doury

 

Mercier

Delor

1937

425

Moreau

Touzard

idem

Doury

 

Jacquinot

Roux

Années

Hab.

Maires

Adjoints

Curé

Instituteur

Institutrice

Garde
Champêtre

Officier
Pompiers

1988

525

Ido Di
Pietrantonio

Chachaj

Longueville

Mr Dedieu

Mme Dedieu

Polard

C.S. Provins

1989
 
Ido Di
Pietrantonio
Chachaj
 
Dedieu
 
Polard
 
1990
676
Ido Di
Pietrantonio
Chachaj
 
Dedieu
 
Polard
 
1991
-
Ido Di
Pietrantonio
Chachaj
 
Dedieu
 
Polard
 
1992
-
Ido Di
Pietrantonio
Chachaj
 
Dedieu
 
Polard
 
1993
-
Ido Di
Pietrantonio
Chachaj
 
Dedieu
 
Polard
 

Années

Hab.

Maires

Adjoints

Curé

Instituteur

Institutrice

Garde
Champêtre

Officier
Pompiers

1994
-
Ido Di
Pietrantonio
Chachaj
 
Dedieu
 
Polard
 
1995
-
Ido Di
Pietrantonio
Chachaj
 
Dedieu
 
Polard
 
1996
-
Ido Di
Pietrantonio
Sottiez
 
Dedieu
 
Polard
 
1997
-
Ido Di
Pietrantonio
Sottiez
 
Dedieu
 
Polard
 
1998
-
Ido Di
Pietrantonio
Sottiez
 
Dedieu
 
Polard
 
1999
761
Ido Di
Pietrantonio
Sottiez
 
Dedieu
 
Polard
 
2000
 
Ido Di
Pietrantonio
Sottiez
   
F. Sergent
Polard
 

Années

Hab.

Maires

Adjoints

Curé

Instituteur

Institutrice

Garde
Champêtre

Officier
Pompiers

2001

 

JP. Sottiez

 JL. Jules

 

 

F. Sergent

 Polard

 C.S. Provins

2002
 
JP. Sottiez
 JL. Jules
   
F.Sergent
Employés communaux
 C.S. Provins
2003
JP. Sottiez
 JL. Jules
Donnemarie
 
F. Sergent
Employés communaux
 C.S. Provins
2004
761
JP. Sottiez
JL. Jules
J.Bourcier
P. Guilvert
Thierry Leroy et Alain Ratti

R. Colla
s
F. Sergent
C. Jules
M. Oudot
* Employés communaux
 C.S. Provins
2005
JP. Sottiez
JL. Jules
J.Bourcier
P. Guilvert
* Employés communaux
 C.S. Provins
2006
JP. Sottiez
JL. Jules
J.Bourcier
P. Guilvert
* Employés communaux
 C.S. Provins

 

depuis
mars
2008
-
2010

 

792
JP. Sottiez
P. Guilvert
J.Bourcier
P. Lefranc
C. Ballereau
Thierry Leroy
 
C. Jules
K. Pinguet
* Employés
communaux

 C.S. Provins

Années

Hab.

Maires

Adjoints

Curé

Instituteur

Institutrice

Garde
Champêtre

Officier
Pompiers

Secrétariat : Christine Carminati, Sylvie Leroy.
* Employés Communaux
: Noël Ballereau, Bruno Pattyn, Marie-Noëlle Sainton, Annie Massin
Conseillers : Michelle Garet, Gismonde Gaillard, Véronique Clément, Véronique Lesvignes, Joël Favreau,
Gérard Gaillard, Philippe Gilquin, Thomas De Faria .

L'auberge et l'épicerie

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"Les Glaisières" Pour les gueules grises ! et pour mon Grand-Père.

Les galeries

anidia_blue.gifLes premières exploitations d'argile remontent à la fin du siècle dernier. Elles sont placées sur les flancs des vallées de la Voulzie et du Durtreint puis ont progressivement gagnées les plateaux au fur et à mesure de l'épuisement des gisements, ce qui explique l'existence d'exploitations à ciel ouvert et souterrain.
anidia_blue.gifLa glaise est utilisée pour la fabrication de matériaux réfractaires et céramiques.
anidia_blue.gifLe métier de mineur en argile est très pénible, la faible section des galeries rend très difficile la mécanisation des moyens d'abattage.
anidia_blue.gifLes exploitations étaient au nombre de quatre pour la région
( Sté réfractaires de Provins, Ste Lombard, Sté de St Gobain, Ets Etienne Henry) et d'une vingtaine avant la dernière guerre.
anidia_blue.gifIl y a une vingtaine d'années l'exploitation des argiles Provinoises occupait environ 750 personnes
( cadres et ouvriers )couvrait une superficie de presque 1200 km2.
La production de l'ordre de 600 000 tonnes, était classée en deux catégories.
- argiles céramiques ( 23 à 30 % d'alumine )
- argiles réfractaires ( 30 à 45 % d'alumine )
anidia_blue.gifLa moitié de cette production était alors expédiée vers les pays du marché commun, le Maroc,
et certains pays de l'Est.
A cette extraction faite au marteau-bêche à air comprimé ou à l'explosif, s'ajoutait des industries de transformation: briqueteries, tuileries, atelier de calcination, broyage, déchiquetage, etc.....
anidia_blue.gifLa longueur totale des galeries souterraines était en 1969 de 34500 mais la tendance sur le
bassin de provins était la recherche de gisement exploitables à l'air libre.
anidia_blue.gifDepuis les années 1950, on assistait à une restructuration de la profession : le nombre de société, alors une trentaine, n'était plus que de onze en 1969 qui exploitaient 24 carrières souterraines et 7 ciels ouverts. Des nouveaux regroupements et des concentrations d'activités étaient en cours.

" Les gueules grises" au travail, au fond de la mine
1910
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" La Confrèrie de la Saint-Paul "

La confrérie de St-Paul a été crée en 1859 par 38 membres, tous vignerons
Crée afin de protéger leurs récoltes, ils avaient choisi un patron comme protecteur : St-Paul
Les membres en 1859:
Président : Bergé Philibert
Secrétaire : Dutartre Pierre
Parrain Jean Baptiste Désiré Maire de la commune
Paris Hippolyte Adjoint au Maire
et 34 autres membres..
 

La Saint-Paul à Soisy ( Récit de E.B.)

 anidia_blue.gifC'était le mardi 30 janvier, je revenais de visiter des malades, quand vers 3 heures de l'après-midi, sur la place Saint-Ayoul de Provins, je me heurte à un cortège qui me barrait la route ; c'était la " St Paul de la Ville Haute", les chienlits costumés faisaient leur descente annuelle.
 anidia_blue.gifQu'en dire ? Rien la ville basse rit des extravagances des Villes-Hautiers, et.......c'est tout.
Mais, malgré moi, je me suis reporté à cinq jours en arrière, et j'ai revécu les quelques heures passées à une autre St-Paul, dont j'ai été un des acteurs.
 anidia_blue.gifC'était à Soisy ; j'ai assisté à la messe dans cette petite église froide à vous donner le frisson ; mais les assistants n'avaient pas l'air de s'en apercevoir. Ils étaient là 100 hommes (97 ont répondu à l'appel de leur nom) et les dignitaires appelant n'ont pas prononcé le leur. Tous ont prié, chacun à sa manière, leur Patron St-Paul ; tous ont entendu le récit de sa conversion, les applications pratiques qui en ont été tirées, les histoires qui s'y sont greffées
et la morale qui en est résultée ; et tous ont accepté avec bonheur l'almanach ou la brochure pratique qui leur a été donnée avec la brioche traditionnelle. 
 anidia_blue.gifC'était là la première partie de la fête, la partie religieuse ; elle terminée, tous montent l'escalier du presbytère, pénètrent dans la salle, vaste sans doute, mais pas assez assurément pour ce jour-là, car on s'y porte littéralement. Bientôt le vénérable président, M.Vendre, fait le compte rendu des évènements de l'année, nomme les défunts, qui ont un souvenir pieux, désigne les nouveaux membres que l'on accueil avec joie ; on vend à la criée les quelques brioches restantes qui sont vite enlevées, ce qui provoque la gaieté, les rires ; et puis les affaires sérieuses terminées, on passe la corbeille à la brioche et on vide un verre.

  anidia_blue.gifC'est le tour aux chanteurs : on entend successivement M Logre dans la Chansson des vignerons, ils tous reprennent en coeur le refrain ; Mr Gaston Chalbot, dans la Seine qui déborde , la Cruelle berceuse ; Mr Laurent, dans les Canards, les Faveurs du métro. Les Canards de Mr Laurent excitent les Canards de Mr Noël qui nous donne un spécimen de son talent dans une Tyrolienne fort bien chantée.
  anidia_blue.gifEt puis l'on se sépare, il est 2h.,il faut déjeuner...
  anidia_blue.gifAu départ dans le trajet de Soisy à Bouy et à Montramé, je causais avec tous ; et l'épilogue de cette fête, je le tirerai de cette conversation toute familière.
  anidia_blue.gifVoyez-vous, monsieur, me disait un brave homme, et pas des plus fortunés de la société, je l'affirme, il n'y a que les fêtes à l'église qui soient vraies ; d'aucuns auraient voulu qu'on supprimât la Messe, et que la St-Paul se fit chez le marchand de vin, comme tant d'autres fêtes ; eh bien, ça n'aurait rien fait de bon. Chez le marchand de vin, il faut avoir de l'argent ; on ne peut pas boire un coup aux frais des autres sans y aller de sa pièce, eh bien ceux qui n'en ont pas à dépenser, comme moi, par exemple, ils boudent, ils ne se reblanchissent pas, ils travaillent avec aigreur et colère ; tandis qu'à l'église, pas besoin d'argent après avoir versé sa cotisation ; on n'a pas le sou pour dépenser au cabaret, on est de fête tout de même avec la femme et les enfants, car on a toujours un lapin a tuer pour fêter la St-paul.
  anidia_blue.gifCes raisons ne sont peut-être pas d'une haute philosophie chrétienne ; en tout cas, elles sont vraies, et pas si éloignées que l'on croit des sentiments religieux qu'une étincelle suffirait à faire revivre.
  anidia_blue.gifJe garderais de la St-Paul de Soisy un des meilleurs moments de ma vie de prêtre avec ces braves gens au coeur large qui m'ont témoigné tant d'amitié sympathique, je dirai moi aussi : Au revoir mes amis : A une autre fois !....... E.B.

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" Les NIFLETTES " 

La Niflette

Les Niflettes

La Niflette : C'est un petit gâteau feuilleté, à la crème, de la largeur d'un verre ordinaire, fabriqué et vendu spécialement le jour de la Toussaint par les pâtissiers et boulangers de Provins. Avant la première guerre, la petite niflette se vendait un sou, celle un peu plus grosse deux sous. En 1928,elles ont subi la hausse proportionnelle, comme tous les autres comestibles. Quoique ce gâteau ait toujours été spécial à Provins seul depuis un temps immémorial, les villes voisines ont commencé à en fabriquer également depuis quelques années.. On ne peut déterminer à quelle époque remonte l'origine de cet usage.
Avant la "grande guerre", des enfants les vendaient en parcourant les rues de Provins, les portant devant eux dans une élégante petite corbeille, suspendue à leur cou par un étincelant ruban et il chantait une chanson appropriée :
- Voilà mes p'tites, voilà mes grosses
- Voilà mes petites niflettes toutes chaudes
- C'est mon maître qui les fabrique
- Pour contenter toutes ces pratiques
- Arrivez petits et grands
- Elles sont toutes chaudes et toutes bouillantes.

Les niflettes ont si bien conservée leur vogue, que beaucoup de personnes d'origine Provinoise,
ayant quitté le pays (comme moi), en ont conservé la tradition et se font envoyer des niflettes, de Provins, le jour de la Toussaint. Elles sont souvent vendues aujourd'hui "treize à la douzaine" avec un prix de 3,50 f à 4,00 f l'unité ( Prix 2001), ou en Euros : environ 60 cts € à 75 cts € ( Prix 2006 ) suivant le boulanger. Comme c'est un jour de regrets et de souvenirs aux morts, ce nom de
"niflette" doit venir du latin "ne flete", ne pleurez pas, symbole de consolation.

La recette de la niflette :

Ingrédients

2 rouleaux de pate feuilleté
2 jaunes d'oeufs
75 g de sucre
1 cuillère à soupe de farine
1/4 de litre de lait


Préparation

Préchauffer le four à 180 °C (Thermostat 6).
Dans une terrine, battre les jaunes d'oeufs avec le sucre.
Puis, incorporer la farine et diluer peu à peu le lait.
Verser cette préparation dans une casserole, à feu doux.
Laisser épaissir la crème en mélangeant sans cesse.
Dès qu'elle commence à frémir, la retirer du feu et la laisser refroidir.
A l'aide d'un verre ou d'un emporte pièce, découper des ronds dans la pâte feuilleté.
Mettre 2 ou 3 ronds l'un sur l'autre.
Faire un trou assez gros au milieu, qui sera remplie de crème patissière.
Mettre au four pendant environ 15 minutes.
Surveiller bien la cuisson.
Bon appéti.......
.......

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" La symbolique des Armoiries de Soisy-Bouy "

Les armoiries de Soisy-Bouy
Retour accueil " Carte "

Nous avoué perpétuel du Conseil Historique et Héraldique de France, agissant en vertu des droits acquis depuis 1875,assisté de nos hérauts d'armes, qui ont suivi et controlés l'étude et la recherche, avons confirmé les armoiries de Soisy-Bouy dont la définition régulière se lit:

D'argent au pairle d'azur orné de six lys d'or, adextré d'un pommier de sinople de fruits d'or et sénestré d'un pampre de pourpre; au chef une goutte d'eau d'azur.
En détail


Blasonnement : d'argent en pairle d'azur orné de six Lys d'or, adextré d'un pommier de sinople fruité d'or et senestré d'un pampre de pourpre, au chef une goutte d'azur.
Supports : six épis d'or tigés de
sinople et noués de tricolore. Couronne murale et lambel au nom de la ville.

 anidia_pink.gifLes armoiries, nées au Moyen Age pour reconnaître les Croisés qui les portaient sur leurs boucliers, servent à distinguer, par leurs symboles et leurs émaux une communauté et à traduire son esprit et son histoire.

 
anidia_pink.gifDans celles de Soisy-Bouy, tel étant le nom de cette commune depuis le décret du 27 juin 1929 et à la suite d'une loi du 5 mars 1926 qui lui rattacha le hameau de Bouy, nous remarquons en pièce honorable le pairle qui symbolise le pallium, claire évocation de Saint Edme, Archevêque de Canterbury en 1233, Primat d'angleterre en 1234. A cette époque un désaccord s'étant élevé au sein du clergé à la suite d'un conflit entre Henry III Roi d'angleterre et le Pape Grégoire IX, au sujet de la collation des bénéfices écclésiastiques, Saint Edme se réfugia en France où le Roi  Saint Louis L'accueillit et connaissant sa haute vertu, lui fit l'honneur de recevoir sa bénédiction.

Ensuite, s'étant retiré dans l'abbaye cistercienne de Pontigny où il observait des strictes règles, épuisé d'abstinences, les médecins lui conseillèrent de se rendre au Prieuré de Notre-Dame de Soisy pour se soigner mais il s'éteignit le 16 novembre 1240. Son corps fut ramené par sa volonté à Pontigny où il avait promis de retourner pour la fête de Saint Edmond Roi Anglo-saxon dont il avait repris le nom. Il fut canonisé par le Pape Innocent IV le 16 novembre 1246 ;
Soisy lui dédia L'eglise paroissiale de Notre-Dame.

anidia_pink.gifLes six Lys d'or sur azur symbolise l'Ile de France, région à laquelle se rattache la commune de Soisy-Bouy, l'arbre et le pampre évoquent les activités agricoles propres au canton de Bray-sur-Seine, ainsi que la goutte d'eau qui rappelle la Méance, qui se jette dans la Voulzie affluent de la seine. Ses coteaux de vignoble et d'arbres fruitiers sont symboles de vie, de sagesse, de connaissance. L'arbre de sinople couleur de l'espérance s'associe aux fruits d'or pour en déterminer la richesse, alors que le pourpre du pampre est une marque de tempérance, de réflexion, de lucidité, d'équilibre et de puissance. Le champ d'argent est une marque de franchise, de droiture d'action, de fidélité et de sagesse.

anidia_pink.gifPour ce qui est des ornements extérieurs de l'écu, nous remarquons six épis d'or tigés de synople qui nous rappellent que Soisy-Bouy possède des plaines et des vallées, où on cultive des céréales et des prairies.

anidia_pink.gifLa couronne murale est actuellement la seule forme de couronne que le Conseil Historique et Héraldique de France est en mesure d'amplier en chancellerie. Aussi, considérant que Soisy-Bouy ait eu ou non par le passé le privilège de timbrer ses armes de la sorte, le seul fait de se constituer en qualité de collectivité enracinée dans la tradition, en prouvant son désir de se conformer aux lois du blason, lui confère l'autorisation, de jure comme de facto, opposable aux tiers, de timbrer ses armes d'une couronne murale.

Source 1 : Mairie de Soisy-Bouy.
Source 2 : Conseil Historique et Héraldique de france.
Source 3 :
La banque du blason - Tout sur les armoiries, blasons, glossaire.......

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" L'historique de la vigne en Seine et Marne "

Source : http://www.seinetmarnais.com/

 

INTRODUCTION
LE VIGNOBLE FRANCILIEN
- Histoire du vignoble
- Le vignoble Seine-et-Marnais
- Les vignes du département aujourd'hui

L'EXEMPLE DU VIGNOBLE DE THORIGNY SUR MARNE



anidia_pink.gifINTRODUCTION :

La Seine-et-Marne est connue pour ses richesses gastronomiques : ses différents fromages de Brie, la moutarde de Meaux, les sucres d'orge des religieuses de Moret, la rose de Provins, les macarons fondants,... C'est pourquoi on oublie quelquefois que le département est également une terre de vins. Il y a bien entendu le cidre briard et le Champagne pour lequel je consacrerai plus tard une page spéciale. Mais, tout comme le reste de l'Ile de France, la Seine-et-Marne a été producteur de vins rouges et de vins blancs. A la fin du dix-neuvième siècle, la vigne a disparu, victime du phylloxéra. La toponymie actuelle montre l'existence de ce passé : près de Lagny sur Marne, existe une commune dénommée "Saint Thibault des Vignes" ; la "rue du vignoble" à Bussy Saint Georges est située sur l'emplacement d'anciennes vignes. On pourrait ainsi multiplier les exemples montrant qu'autrefois la Seine-et-Marne était intégrée au vignoble francilien. Menu


anidia_pink.gifLE VIGNOBLE FRANCILIEN :

anidia_pink.gifHistoire du vignoble : On a du mal à l'imaginer aujourd'hui, mais la région parisienne a bel et bien été le plus grand vignoble de France. Au dix-huitième siècle, il était fort de 42.000 hectares. On peut se souvenir que Chaillot, aujourd'hui intégré à Paris, était au Moyen Age, un village de vignerons, et que Montmartre, avant d'abriter les artistes, hébergeait la plus ancienne vigne parisienne. Mais, se rappelle-t-on que certains de ces vins étaient réputés et s'exportaient ? Que la vigne francilienne existait depuis l'époque gallo-romaine ?
Ce vignoble plus que millénaire s'est éteint à l'aube du vingtième siècle, victime du phylloxéra et de la concurrence des vins du Sud. La qualité n'était d'ailleurs plus au rendez-vous, la quantité suffisant à abreuver les guinguettes et tavernes de Paris et des environs.
Mais aujourd'hui, le vignoble francilien revit. Cette renaissance a commencé à Suresnes, en 1965. Depuis, on a recensé une centaine de vignes en Ile de France. Certaines sont déjà célèbres comme celle de Montmartre et ses célèbres vendanges qui donnent le "Clos Montmartre". Ces vignes sont différentes de par leur gestion (municipale, associative ou privée), de leur superficie, et bien sûr de leur qualité. 26 confréries sont attachées à ces vignobles. 30 cépages différents sont représentés dont le Chardonnay (23%) et le Pinot noir (18%). Afin de coordonner, d'aider et de conseiller les exploitants, l'Association des Vignerons Franciliens Réunis (VFR) a été constituée. Elle a notamment pour tâche d'établir une charte de qualité qui permettra d'obtenir un label équivalent à une dénomination "vin de pays". Menu

anidia_pink.gifLe vignoble Seine-et-Marnais : Dans notre département, l'évolution a été identique. Les vignes étaient pluri-centenaires, certaines exploitées dès l'époque mérovingienne (et peut-être même avant) et ont disparu au début du vingtième siècle. Le vignoble de Combs-La-Ville s'étendait sur 20 hectares, celui de Thorigny sur Marne sur 70. Ces vignobles étaient-ils réputés ? La popularité de leurs vins n'est en tout cas pas parvenu jusqu'à nous.
Mais qui dit vigne ne dit pas forcément vin. La commune de Thomery en est l'exemple parfait puisque c'est au raisin de table "Chasselas" qu'elle doit sa renommée. C'est François 1er qui a planté la première vigne de Thomery. En 1730, François Charmeux construit des murs à chasselas qui se multiplient rapidement (plus de 400 km). C'est l'importation de fruits exotiques, qui dans la première moitié du vingtième siècle, donnera un coup de frein à cette production qui disparaitra par la suite.
Le début du vingtième siècle voit la disparition du vignoble Seine-et-Marnais. Cela n'est bien entendu pas sans causer quelques problèmes socio-économiques. Les terres des anciennes vignes sont recyclées : à Thorigny, comme dans d'autres communes, elles laissent place à des vergers ; à Saint-Thibault, la pomme faro se substitue à la vigne. Mais, il était dit que ce passé millénaire ne disparaitrait pas éternellement : en se penchant sur leur histoire, des communes ont, à la fin du vingtième siècle, fait renaitre des vignobles. Menu

anidia_pink.gifLes vignes du département aujourd'hui :
- six vignes sont actuellement répertoriées en Seine-et-Marne :

  • vignes des coteaux briards à Coulommiers
  • vignoble du coteau de Thorigny
  • vigne de Liverdy
  • vigne de Provins
  • vigne de Montarlot
  • domaine du petit chêne à Combs la Ville
Le cercle des communes Seine-et-Marnaises désirant renouer avec leur passé viticole n'est pas fermé. Coupvray devrait, par exemple, bientôt replanter des vignes. Menu


anidia_pink.gifL'EXEMPLE DU VIGNOBLE DE THORIGNY SUR MARNE :

Tout comme les communes de Pomponne et de Dampmart, Thorigny sur Marne est située au coeur de la vallée de la Marne. Qui connait ces agglomérations remarque qu'elles naissent près de la Marne, s'élèvent et finissent sur les hauteurs. Avec les coteaux qu'il engendre, ce paysage est propice à l'essor d'un vignoble. A Thorigny sur Marne, l'activité viticole est alors apparue très tôt : à l'époque mérovingienne, la vigne était déjà cultivée. Sur le blason de la ville, les pampres sont là pour témoigner de l'importance que cette production a eu sur l'économie thorignienne. A l'époque de la Révolution, Thorigny était forte de 119 vignerons et de 70 hectares de vignes. Le vin était acheminé par des attelages de chevaux vers les caves "Mercier". La commune vivait alors à l'heure du vignoble et la "Saint-Vincent" donnait lieu à de nombreuses réjouissances.
Puis vint le phylloxéra, sorte de puceron qui, suçant la sève de la vigne l'a fait périr. Thorigny dut donc s'adapter à ce changement au début du vingtième siècle. La vigne fut remplacée par des vergers, rue Gambetta, au dessus des écoles. Des carrières furent également creusées dans l'ancien vignoble, ce qui permit la construction de nouvelles maisons thorigniennes.
Le 21 mai 1989, sur l'initiative du comité du bicentenaire, avec l'appui du maire, Mr Bouvelle, la municipalité décide de planter 119 pieds de vigne champenoises afin de rendre hommage au passé. Depuis, des scolaires dirigés par une équipe de bénévoles accomplissent les différents travaux tout au long de l'année. Les vendanges ont lieu fin septembre, début octobre. L'argent de la vente des bouteilles sert à l'entretien de la vigne et à récompenser les scolaires par un voyage.
En replantant des vignes, Thorigny sur Marne a donc su renouer avec son passé et a mis ainsi en valeur un pan de son patrimoine
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