Source Bibliographique : "
Provins et ces environs " de René Charles Plancke
Capitaine Honoraire de l'Armée Blindée - Cavalerie ( Promenades dans
le passé Tome 5 )
Ce
n'est qu'en 1152 qu'apparaît le première mention écrite connue
de Soisy (Sociaco).
En 1789, Soisy fait partie de l'élection de Provins et de la généralité
de Châlons sur Marne, (devenue maintenant Châlons en Champagne).
L'église paroissiale, sous la double dédicace de Notre Dame
et de Saint-Edme appartient au diocèse de sens,
doyenné de Provins, mais le village n'avait été érigé en cure
qu'en 1666. Bouy (Boiacum),
ancienne maison forte, est cité depuis 1194.
En
1900, le village a 79 habitants, dans ces 79 habitants on ne relève
que 30 électeurs
qui doivent aller à Provins pour leurs opérations postales et
à Everly pour régler leurs impôts.
Monsieur VENDRE Maire, et Mr DORBAIS adjoint, administrent la
commune à la tête
de huit conseillers municipaux; l'instituteur Mr Trouvé est secrétaire
de mairie,
et la Père Rousselot est garde champêtre.
La
petite église, qui n'est qu'une chapelle sans ornement, reconstruite
en 1854 et bénie par
l'évêque de Maux le 8 septembre de cette même année, est desservie
par le curé de
Chalautre la Petite dont, malheureusement la cure est vacante
cette année là ;
il faudra attendre la fin de l'année pour qu'arrive l'abbé Chalbot.
Les activités commerciales de Soisy sont peu importantes, en voici
une courte liste:
Masanès
Aubergiste,
cordonnier, épicier, mercier.
Villois
Aubergiste
et débitant de tabac.
Sainton
Distillateur
Logue
Distillateur
Delor
épicier,
mercier
E.Rousselot
Galochier
Bouy
est un hameau de Chalautre la petite jusqu'à une loi du 5 mars 1926
qui le rattache à Soisy.
Un décret du 27 Juin 1929 a substitué le nom de Soisy-Bouy
à celui de Soisy.
" Bâti au XII ème siècle, détruit en partie à la révolution, les
bâtiments qui subsistent
( belles salles voûtées, petite chapelle romane et pittoresque escalier
de pierre)
ont été restaurés avec soin en 1927".
Depuis 1928/30 M. Clarenc ,Grand Père de Jean Claude Arnoux,
avait déjà à l'époque fait quelques travaux sommaires.
En 1969, le Dr Arnoux et ses fils, l'un ayant une entreprise, et l'autre étant architecte,
ont commencés à restaurer les bâtiments principaux, puis plus tard les jardins
en 1976, ils ont obtenu un 2 ème prix des Chefs d'oeuvres en périls (P. de la Garde).
Il y a normalement une plaque en bronze à l'entrée du chateau, qui le signale.
Cette restauration ayant couté énormément d'argent,
ils ont été obligés de se séparer de la propriété avec beaucoup de regrets,
après avoir essayé de la vendre en 4 lots afin de faire 4 résidences de prestige .
C'est un entrepreneur parisien prenant sa retraite qui l'a acquit,
et lui même l'a revendu quelques années après, à l'actuel propriétaire.
Le
1er mardi de septembre est le jour du pèlerinage à Saint-Edme
qui mourut ici en 1240. Afin de permettre aux enfants d'y assister,
il est fixé en période de vacances scolaires ; le Saint étant
d'ordinaire fêté le 16 novembre. C'est une fête à l'occasion
de laquelle les pèlerins pique-niquent autour de la fontaine,
qui passait au XVIII ème siècle pour guérir les maladies oculaires.
Le pèlerinage consiste en messe basse puis grand' messe, et
ensuite procession jusqu'à la fontaine. (
La fontaine se trouve à quelques centaines de mètres de l'église,
en direction de Longueville).
L'après
midi vêpres et salut.
Pendant la procession un cantique spécial est chanté :
en voici un extrait : le 9 ème couplet évoque le pays...
......"
Il vient ici pour conserver ses jours
......Et de Soisy le bienfaisant asile
......Et de trois mois, on voit finir le cours." Les
fêtes patronales sont fixées au 4 juillet et au 16 novembre
(date primitive du pèlerinage) écrit
Roger Lecotté. L'annuaire de 1884 n'indique que le 16 novembre
(St Edme). Celui de 1930,
indique le dimanche après le 16 novembre pour Soisy,et celui
suivant le 4 juillet pour Bouy (St Martin). Les
vignerons fêtaient la Saint-Paul le 25 janvier avec grand'messe,
dégustation
de la traditionnelle brioche arrosée de vin blanc, banquet et
grand bal. La
confrérie des vignerons dite société Saint-Paul existait encore
en 1932.
La
Commune de Soisy-Bouy / Montramé de 1840 à 2004
Commune
de Soisy-Bouy, canton de : Bray-sur-Seine puis ensuite, de
PROVINS
Population en 1840 :127 Population en 2005 : 761
Code postal:
77650
N°
Insee: 456
Superficie: 1134 ha
Arrondissement: Provins
Habitants: les Bouyards
Cours d'eau: le ru des Méances Fête traditionnelle : Saint Edme
1er dimanche de Septembre Fête communale : Le 1er dimanche
de juillet
Années
Hab.
Maires
Adjoints
Curé
Instituteur
Institutrice
Garde
Champêtre
Officier
Pompiers
1840
127
Bergé
Dallé
de
Gouaix
Gérard
1850
128
Bergé
Lange
idem
Chamoin
1859
Parrain
Paris
idem
Bonnet
1870
138
Guérillot
Paris
Chalautre
Terré
1880
116
Paris
Vendre
idem
Martin
Lagoguée
1890
77
Paris
Parrain
idem
Lombard
Lagoguée
1900
79
Vendre
Dorbais
idem
Trouvé
Rousselot
1910
106
Parrain
Dorbais
idem
Gaisné
Gruyer
1920
150
Dallé
Delor
idem
Doury
Gruyer
1925
180
Dallé
Delor
idem
Doury
Logue
1930
459
Roux
Gaillard
idem
Doury
Mercier
Delor
1937
425
Moreau
Touzard
idem
Doury
Jacquinot
Roux
Années
Hab.
Maires
Adjoints
Curé
Instituteur
Institutrice
Garde
Champêtre
Officier
Pompiers
1988
525
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Longueville
Mr
Dedieu
Mme
Dedieu
Polard
C.S.
Provins
1989
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Dedieu
Polard
1990
676
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Dedieu
Polard
1991
-
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Dedieu
Polard
1992
-
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Dedieu
Polard
1993
-
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Dedieu
Polard
Années
Hab.
Maires
Adjoints
Curé
Instituteur
Institutrice
Garde
Champêtre
Officier
Pompiers
1994
-
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Dedieu
Polard
1995
-
Ido
Di
Pietrantonio
Chachaj
Dedieu
Polard
1996
-
Ido
Di
Pietrantonio
Sottiez
Dedieu
Polard
1997
-
Ido
Di
Pietrantonio
Sottiez
Dedieu
Polard
1998
-
Ido
Di
Pietrantonio
Sottiez
Dedieu
Polard
1999
761
Ido
Di
Pietrantonio
Sottiez
Dedieu
Polard
2000
Ido
Di
Pietrantonio
Sottiez
F.
Sergent
Polard
Années
Hab.
Maires
Adjoints
Curé
Instituteur
Institutrice
Garde
Champêtre
Officier
Pompiers
2001
JP.
Sottiez
JL.
Jules
F. Sergent
Polard
C.S.
Provins
2002
JP.
Sottiez
JL.
Jules
F.Sergent
Employés
communaux
C.S.
Provins
2003
JP.
Sottiez
JL.
Jules
Donnemarie
F.
Sergent
Employés
communaux
C.S.
Provins
2004
761
JP.
Sottiez
JL. Jules
J.Bourcier
P. Guilvert
Thierry
Leroy et Alain Ratti
R. Collas
F.
Sergent
C. Jules
M. Oudot
*
Employés communaux
C.S.
Provins
2005
JP. Sottiez
JL. Jules
J.Bourcier
P. Guilvert
* Employés communaux
C.S. Provins
2006
JP. Sottiez
JL. Jules
J.Bourcier
P. Guilvert
* Employés communaux
C.S. Provins
depuis
mars
2008
- 2010
792
JP. Sottiez
P. Guilvert
J.Bourcier
P. Lefranc
C. Ballereau
Thierry Leroy
C. Jules
K. Pinguet
* Employés
communaux
C.S. Provins
Années
Hab.
Maires
Adjoints
Curé
Instituteur
Institutrice
Garde
Champêtre
Officier
Pompiers
Secrétariat : Christine
Carminati, Sylvie Leroy.
* Employés Communaux : Noël Ballereau,
Bruno Pattyn, Marie-Noëlle Sainton, Annie Massin Conseillers : Michelle Garet, Gismonde Gaillard, Véronique Clément, Véronique Lesvignes, Joël Favreau,
Gérard Gaillard, Philippe Gilquin, Thomas De Faria
.
"Les
Glaisières" Pour les gueules grises ! et pour mon Grand-Père.
Les
premières exploitations d'argile remontent à la fin du siècle
dernier. Elles sont placées sur les flancs des vallées de la
Voulzie et du Durtreint puis ont progressivement gagnées les
plateaux au fur et à mesure de l'épuisement des gisements, ce
qui explique l'existence d'exploitations à ciel ouvert et souterrain. La
glaise est utilisée pour la fabrication de matériaux réfractaires
et céramiques. Le
métier de mineur en argile est très pénible, la faible section
des galeries rend très difficile la mécanisation des moyens
d'abattage. Les
exploitations étaient au nombre de quatre pour la région
( Sté réfractaires de Provins, Ste Lombard, Sté de St Gobain,
Ets Etienne Henry) et d'une vingtaine avant la dernière guerre. Il
y a une vingtaine d'années l'exploitation des argiles Provinoises
occupait environ 750 personnes
( cadres et ouvriers )couvrait une superficie de presque 1200
km2.
La production de l'ordre de 600 000 tonnes, était classée en
deux catégories.
- argiles céramiques ( 23 à 30 % d'alumine )
- argiles réfractaires ( 30 à 45 % d'alumine ) La
moitié de cette production était alors expédiée vers les pays
du marché commun, le Maroc,
et certains pays de l'Est.
A cette extraction faite au marteau-bêche à air comprimé ou
à l'explosif, s'ajoutait des industries de transformation: briqueteries,
tuileries, atelier de calcination, broyage, déchiquetage, etc..... La
longueur totale des galeries souterraines était en 1969 de 34500
mais la tendance sur le
bassin de provins était la recherche de gisement exploitables
à l'air libre. Depuis
les années 1950, on assistait à une restructuration de la profession
: le nombre de société, alors une trentaine, n'était plus que
de onze en 1969 qui exploitaient 24 carrières souterraines et
7 ciels ouverts. Des nouveaux regroupements et des concentrations
d'activités étaient en cours.
La confrérie de St-Paul a été crée en
1859 par 38 membres, tous vignerons
Crée afin de protéger leurs récoltes, ils avaient choisi un patron comme
protecteur : St-Paul
Les membres en 1859:
Président : Bergé Philibert
Secrétaire : Dutartre Pierre
Parrain Jean Baptiste Désiré Maire de la commune
Paris Hippolyte Adjoint au Maire
et 34 autres membres..
La Saint-Paul à Soisy ( Récit de E.B.)
C'était
le mardi 30 janvier, je revenais de visiter des malades, quand
vers 3 heures de l'après-midi, sur la place Saint-Ayoul de Provins,
je me heurte à un cortège qui me barrait la route ; c'était
la " St Paul de la Ville Haute", les chienlits costumés
faisaient leur descente annuelle. Qu'en
dire ? Rien la ville basse rit des extravagances des Villes-Hautiers,
et.......c'est tout.
Mais, malgré moi, je me suis reporté à cinq jours en arrière,
et j'ai revécu les quelques heures passées à une autre St-Paul,
dont j'ai été un des acteurs. C'était
à Soisy
; j'ai assisté à la messe dans cette petite église froide à
vous donner le frisson ; mais les assistants n'avaient pas l'air
de s'en apercevoir. Ils étaient là 100 hommes (97 ont répondu
à l'appel de leur nom) et les dignitaires appelant n'ont pas
prononcé le leur. Tous ont prié, chacun à sa manière, leur Patron
St-Paul ; tous ont entendu le récit de sa conversion, les applications
pratiques qui en ont été tirées, les histoires qui s'y sont
greffées
et la morale qui en est résultée ; et tous ont accepté avec
bonheur l'almanach ou la brochure pratique qui leur a été donnée
avec la brioche traditionnelle. C'était
là la première partie de la fête, la partie religieuse ; elle
terminée, tous montent l'escalier du presbytère, pénètrent dans
la salle, vaste sans doute, mais pas assez assurément pour ce
jour-là, car on s'y porte littéralement. Bientôt le vénérable
président, M.Vendre, fait le compte rendu des évènements de
l'année, nomme les défunts, qui ont un souvenir pieux, désigne
les nouveaux membres que l'on accueil avec joie ; on vend à
la criée les quelques brioches restantes qui sont vite enlevées,
ce qui provoque la gaieté, les rires ; et puis les affaires
sérieuses terminées, on passe la corbeille à la brioche et on
vide un verre.
C'est
le tour aux chanteurs : on entend successivement M Logre
dans la Chansson des vignerons, ils tous reprennent
en coeur le refrain ; Mr Gaston Chalbot, dans la Seine
qui déborde , la Cruelle berceuse ; Mr Laurent, dans
les Canards, les Faveurs du métro. Les Canards
de Mr Laurent excitent les Canards de Mr Noël qui nous donne
un spécimen de son talent dans une Tyrolienne fort bien chantée. Et
puis l'on se sépare, il est 2h.,il faut déjeuner... Au
départ dans le trajet de Soisy à Bouy et à Montramé, je causais
avec tous ; et l'épilogue de cette fête, je le tirerai de cette
conversation toute familière. Voyez-vous,
monsieur, me disait un brave homme, et pas des plus fortunés
de la société, je l'affirme, il n'y a que les fêtes à l'église
qui soient vraies ; d'aucuns auraient voulu qu'on supprimât
la Messe, et que la St-Paul se fit chez le marchand de vin,
comme tant d'autres fêtes ; eh bien, ça n'aurait rien fait de
bon. Chez le marchand de vin, il faut avoir de l'argent ; on
ne peut pas boire un coup aux frais des autres sans y aller
de sa pièce, eh bien ceux qui n'en ont pas à dépenser, comme
moi, par exemple, ils boudent, ils ne se reblanchissent pas,
ils travaillent avec aigreur et colère ; tandis qu'à l'église,
pas besoin d'argent après avoir versé sa cotisation ; on n'a
pas le sou pour dépenser au cabaret, on est de fête tout de
même avec la femme et les enfants, car on a toujours un lapin
a tuer pour fêter la St-paul. Ces
raisons ne sont peut-être pas d'une haute philosophie chrétienne
; en tout cas, elles sont vraies, et pas si éloignées que l'on
croit des sentiments religieux qu'une étincelle suffirait à
faire revivre. Je
garderais de la St-Paul de Soisy un des meilleurs moments de
ma vie de prêtre avec ces braves gens au coeur large qui m'ont
témoigné tant d'amitié sympathique, je dirai moi aussi : Au
revoir mes amis : A une autre fois !....... E.B.
La Niflette
: C'est un petit gâteau
feuilleté, à la crème, de la largeur d'un verre ordinaire, fabriqué
et vendu spécialement le jour de la Toussaint par les pâtissiers
et boulangers de Provins. Avant la première guerre, la petite
niflette se vendait un sou, celle un peu plus grosse deux sous.
En 1928,elles ont subi la hausse proportionnelle, comme tous
les autres comestibles. Quoique ce gâteau ait toujours été spécial
à Provins seul depuis un temps immémorial, les villes voisines
ont commencé à en fabriquer également depuis quelques années..
On ne peut déterminer à quelle époque remonte l'origine de cet
usage.
Avant la "grande guerre", des enfants les vendaient
en parcourant les rues de Provins, les portant devant eux dans
une élégante petite corbeille, suspendue à leur cou par un étincelant
ruban et il chantait une chanson appropriée :
- Voilà mes p'tites, voilà
mes grosses
- Voilà mes petites niflettes toutes chaudes
- C'est mon maître qui les fabrique
- Pour contenter toutes ces pratiques
- Arrivez petits et grands
- Elles sont toutes chaudes et toutes bouillantes.
Les niflettes ont si bien conservée leur vogue, que beaucoup
de personnes d'origine Provinoise,
ayant quitté le pays (comme moi), en ont conservé la tradition
et se font envoyer des niflettes, de Provins, le jour de la
Toussaint. Elles sont souvent vendues aujourd'hui "treize
à la douzaine" avec un prix de 3,50 f à 4,00 f l'unité
( Prix 2001), ou en Euros : environ 60 cts € à 75 cts € ( Prix 2006 ) suivant
le boulanger. Comme c'est un jour de regrets et de souvenirs
aux morts, ce nom de "niflette"
doit venir du latin
"ne flete",
ne pleurez pas, symbole de consolation.
La recette de la niflette :
Ingrédients
2 rouleaux de pate feuilleté 2 jaunes d'oeufs 75 g de sucre 1 cuillère à soupe de farine 1/4 de litre de lait
Préparation
Préchauffer le four à 180 °C (Thermostat 6).
Dans une terrine, battre les jaunes d'oeufs avec le sucre.
Puis, incorporer la farine et diluer peu à peu le lait.
Verser cette préparation dans une casserole, à feu doux.
Laisser épaissir la crème en mélangeant sans cesse.
Dès qu'elle commence à frémir, la retirer du feu et la laisser refroidir.
A l'aide d'un verre ou d'un emporte pièce, découper des ronds dans la pâte feuilleté.
Mettre 2 ou 3 ronds l'un sur l'autre.
Faire un trou assez gros au milieu, qui sera remplie de crème patissière.
Mettre au four pendant environ 15 minutes.
Surveiller bien la cuisson.
Bon appéti..............
Nous
avoué perpétuel du Conseil Historique et Héraldique
de France, agissant en vertu des droits acquis depuis 1875,assisté
de nos hérauts
d'armes, qui ont suivi et controlés l'étude et la recherche, avons
confirmé les armoiries de Soisy-Bouy dont la définition régulière
se lit:
D'argent
au pairle d'azur orné de six lys d'or, adextré d'un pommier de
sinople de fruits d'or et sénestré d'un pampre de pourpre; au
chef une goutte d'eau d'azur. En
détail
Blasonnement: d'argent
en pairle
d'azur orné de six Lys d'or, adextré
d'un pommier de sinople fruité d'or et senestré
d'un pampre
de pourpre, au chef une goutte d'azur. Supports
: six épis d'or tigés de
sinople
et noués de tricolore. Couronne murale et lambel
au nom de la ville.
Les
armoiries, nées au Moyen Age pour reconnaître les Croisés qui
les portaient sur leurs boucliers, servent à distinguer, par
leurs symboles et leurs émaux une communauté et à traduire son
esprit et son histoire.
Dans
celles de Soisy-Bouy, tel étant le nom de cette commune depuis
le décret du 27 juin 1929 et à la suite d'une loi du 5 mars
1926 qui lui rattacha le hameau de Bouy, nous remarquons en
pièce honorable le pairle
qui symbolise le pallium, claire évocation de Saint Edme, Archevêque
de Canterbury en 1233, Primat d'angleterre en 1234. A cette
époque un désaccord s'étant élevé au sein du clergé à la suite
d'un conflit entre Henry III Roi d'angleterre et le Pape Grégoire
IX, au sujet de la collation des bénéfices écclésiastiques,
Saint Edme se réfugia en France où le Roi Saint Louis
L'accueillit et connaissant sa haute vertu, lui fit l'honneur
de recevoir sa bénédiction.
Ensuite,
s'étant retiré dans l'abbaye cistercienne de Pontigny où il
observait des strictes règles, épuisé d'abstinences, les médecins
lui conseillèrent de se rendre au Prieuré de Notre-Dame de Soisy
pour se soigner mais il s'éteignit le 16 novembre 1240. Son
corps fut ramené par sa volonté à Pontigny où il avait promis
de retourner pour la fête de Saint Edmond Roi Anglo-saxon dont
il avait repris le nom. Il fut canonisé par le Pape Innocent
IV le 16 novembre 1246 ;
Soisy lui dédia L'eglise paroissiale de Notre-Dame.
Les
six Lys d'or sur azur symbolise l'Ile de France, région à laquelle
se rattache la commune de Soisy-Bouy, l'arbre et le pampre évoquent
les activités agricoles propres au canton de Bray-sur-Seine,
ainsi que la goutte d'eau qui rappelle la Méance, qui se jette
dans la Voulzie affluent de la seine. Ses coteaux de vignoble
et d'arbres fruitiers sont symboles de vie, de sagesse, de connaissance.
L'arbre de sinople couleur de l'espérance s'associe aux fruits
d'or pour en déterminer la richesse, alors que le pourpre du
pampre est une marque de tempérance, de réflexion, de lucidité,
d'équilibre et de puissance. Le champ d'argent est une marque
de franchise, de droiture d'action, de fidélité et de sagesse.
Pour
ce qui est des ornements extérieurs de l'écu, nous remarquons
six épis d'or tigés de synople qui nous rappellent que Soisy-Bouy
possède des plaines et des vallées, où on cultive des céréales
et des prairies.
La
couronne murale est actuellement la seule forme de couronne
que le Conseil Historique et Héraldique
de France est en mesure d'amplier en chancellerie. Aussi, considérant
que Soisy-Bouy ait eu ou non par le passé le privilège de timbrer
ses armes de la sorte, le seul fait de se constituer en qualité
de collectivité enracinée dans la tradition, en prouvant son
désir de se conformer aux lois du blason, lui confère l'autorisation,
de jure comme de facto, opposable aux tiers, de timbrer ses
armes d'une couronne murale.
Source 1 : Mairie de Soisy-Bouy.
Source 2 : Conseil Historique et Héraldique de france.
Source 3 :
La banque du blason -
Tout sur les armoiries, blasons, glossaire.......
La Seine-et-Marne est connue pour ses richesses gastronomiques
: ses différents fromages de Brie, la moutarde de Meaux, les
sucres d'orge des religieuses de Moret, la rose de Provins,
les macarons fondants,... C'est pourquoi on oublie quelquefois
que le département est également une terre de vins. Il y a bien
entendu le cidre briard et le Champagne pour lequel je consacrerai
plus tard une page spéciale. Mais, tout comme le reste de l'Ile
de France, la Seine-et-Marne a été producteur de vins rouges
et de vins blancs. A la fin du dix-neuvième siècle, la vigne
a disparu, victime du phylloxéra. La toponymie actuelle montre
l'existence de ce passé : près de Lagny sur Marne, existe une
commune dénommée "Saint Thibault des Vignes" ; la
"rue du vignoble" à Bussy Saint Georges est située
sur l'emplacement d'anciennes vignes. On pourrait ainsi multiplier
les exemples montrant qu'autrefois la Seine-et-Marne était intégrée
au vignoble francilien. Menu
LE
VIGNOBLE FRANCILIEN :
Histoire
du vignoble : On a du mal à l'imaginer aujourd'hui, mais
la région parisienne a bel et bien été le plus grand vignoble
de France. Au dix-huitième siècle, il était fort de 42.000 hectares.
On peut se souvenir que Chaillot, aujourd'hui intégré à Paris,
était au Moyen Age, un village de vignerons, et que Montmartre,
avant d'abriter les artistes, hébergeait la plus ancienne vigne
parisienne. Mais, se rappelle-t-on que certains de ces vins
étaient réputés et s'exportaient ? Que la vigne francilienne
existait depuis l'époque gallo-romaine ?
Ce vignoble plus que millénaire s'est éteint à l'aube du vingtième
siècle, victime du phylloxéra et de la concurrence des vins
du Sud. La qualité n'était d'ailleurs plus au rendez-vous, la
quantité suffisant à abreuver les guinguettes et tavernes de
Paris et des environs.
Mais aujourd'hui, le vignoble francilien revit. Cette renaissance
a commencé à Suresnes, en 1965. Depuis, on a recensé une centaine
de vignes en Ile de France. Certaines sont déjà célèbres comme
celle de Montmartre et ses célèbres vendanges qui donnent le
"Clos Montmartre". Ces vignes sont différentes de
par leur gestion (municipale, associative ou privée), de leur
superficie, et bien sûr de leur qualité. 26 confréries sont
attachées à ces vignobles. 30 cépages différents sont représentés
dont le Chardonnay (23%) et le Pinot noir (18%). Afin de coordonner,
d'aider et de conseiller les exploitants, l'Association des
Vignerons Franciliens Réunis (VFR) a été constituée. Elle a
notamment pour tâche d'établir une charte de qualité qui permettra
d'obtenir un label équivalent à une dénomination "vin de
pays". Menu Le
vignoble Seine-et-Marnais : Dans notre département, l'évolution
a été identique. Les vignes étaient pluri-centenaires, certaines
exploitées dès l'époque mérovingienne (et peut-être même avant)
et ont disparu au début du vingtième siècle. Le vignoble de
Combs-La-Ville s'étendait sur 20 hectares, celui de Thorigny
sur Marne sur 70. Ces vignobles étaient-ils réputés ? La popularité
de leurs vins n'est en tout cas pas parvenu jusqu'à nous.
Mais qui dit vigne ne dit pas forcément vin. La commune de Thomery
en est l'exemple parfait puisque c'est au raisin de table "Chasselas"
qu'elle doit sa renommée. C'est François 1er qui a planté la
première vigne de Thomery. En 1730, François Charmeux construit
des murs à chasselas qui se multiplient rapidement (plus de
400 km). C'est l'importation de fruits exotiques, qui dans la
première moitié du vingtième siècle, donnera un coup de frein
à cette production qui disparaitra par la suite.
Le début du vingtième siècle voit la disparition du vignoble
Seine-et-Marnais. Cela n'est bien entendu pas sans causer quelques
problèmes socio-économiques. Les terres des anciennes vignes
sont recyclées : à Thorigny, comme dans d'autres communes, elles
laissent place à des vergers ; à Saint-Thibault, la pomme faro
se substitue à la vigne. Mais, il était dit que ce passé millénaire
ne disparaitrait pas éternellement : en se penchant sur leur
histoire, des communes ont, à la fin du vingtième siècle, fait
renaitre des vignobles. Menu Les
vignes du département aujourd'hui : - six
vignes sont actuellement répertoriées en Seine-et-Marne :
vignes
des coteaux briards à Coulommiers
vignoble
du coteau de Thorigny
vigne
de Liverdy
vigne
de Provins
vigne
de Montarlot
domaine
du petit chêne à Combs la Ville
Le cercle
des communes Seine-et-Marnaises désirant renouer avec leur passé
viticole n'est pas fermé. Coupvray devrait, par exemple, bientôt
replanter des vignes. Menu