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LÂCHER c'est le terme employé lorsqu'on sort les vaches de leur étable, ou les moutons de leur bergerie pour les mener paître aux champs. Après la stabulation, pendant l'hiver, on dit aussi: As-tu déjà lâché? Ce qui signifie a-t-on recommencé à sortir les bestiaux po~r les mener paîtl'e aux champs  
LAILLE
ou LA-YE
pron. en patois de laie, sentier étroit tracé en ligne à travers un bois, pour en mesurer la superficie, ou séparer entre eux plusieurs lots à vendre.  
LAIRAI et LAIRAIS pour laisserai et laisserais, temps du futur et du conditionnel du verbe laisser. Cette prononciation ne se fait que pour ces deux temps et non pour les autres du verbe laisser, mais elle s'emploie pour toutes les personnes de ces tem,ps: j'Iairai, tu lairas, j'Iairons, vous lairez, etc., pour le futur. Au conditionnel, on dit :j'Iairais, tu la irais, J'lairins (nous laisserions), vous la irez (vous laisseriez) i'lairint (ils laisse­raient). C'est encore une prononciation qui vient du moyen âge, car Montaigne dans ses Essais (1580), livre II, chapitre XII, emploie le mot lairront. Toutefois, les jeunes commencent à ne plus parler ainsi.  
LAISSE espace de temps pendant lequel on sonne une cloche pour annoncer le décès d'une personne; pour un homme, on sonne trois laisses; pour une femme, deux; pour un enfant une. Les laisses, de plusieurs minutes chacune, sont séparées par un petit temps de silence. Chaque laisse comporte neuf coups sonnés en tintant lentement, puis aussitôt suivis d'un balancement de cloche à toute volée. En mémoire d'un mort on sonne ordinairement trois fois par jour, au moment des angelus  
LAIT DE BEURRE appelé aussi petit-lait, c'est le liquide restant après que l'on a tiré le beurre de la crème battue, le petit­lait n'est pas la même chose que le léclé  
LAMPIRON On appelait ainsi un lampion d'éclairage à huile, en cuivre, encore en usage dans nos campagnes il y moins de soixante-dix ans. Il avait la forme et la dimension d'une grosse poire allongée. De la partie du bas, la plus large, se détachait un bec, quelquefois deux et rarement trois ou quatre, en forme d'auget pointu de 8 centimètres de longueur. Une mèche de coton, baignant dans l'huile de l'intérieur du lampion, ressortait en dehors par le bec, produisant une lumière, une flamme fumeuse. Sous le lampion pendait un petit récipient mobile appelé le loceron,destiné à recevoir l'huile suintant par le bout de la mèche, près de la flamme. Pour la veillée, le lampion était accroché au manteau de la cheminée par une petite cramilée (crémaillère). L'huile était de recassis  
LANCERIOT ou LANCERON jeune porc qui est sevré et que l'on achète pour l'engraisser  
LANDE (une), brins de jonc, ou de paille, assemblés en carré que l'on place entre un fromage et son cageron , la lande étant plus serrée maintient le fromage lorsqu'il est encore sans consistance en venant d'être fabriqué.  
LANGARDlER syn. de potinier, de cancanier  
LARDON (lancer un) contre quelqu'un, c'est médire de lui, salir sa réputation  
LAS

ce mot est toujours employé au lieu du mot fatigué que l'on ne prononce jamais dans le même sens.
De même on se sert toujours du verbe lasser

Qué j'suis don' las!
C'travail là ée rude, i'finira pa'm'lasser
LATTES ce sont les pois verts que l'on mange avec les cosses  
LA TTEUX terre de plaine de bonne qualité, profonde et fertile  
LAUCHE pour laiche, herbe parasite des prairies  
LAUDEUX travailleur lent, peu habile; se dit aussi d'un musard, facile à distraire, n'ayant pas conscience du temps perdu. Son étymologie vient certainement du latin ludus, amusement  
LAVIER c'est l'évier sur lequel on lave la vaisselle. Son orifice d'évacuation est le goulot du lavie Jite lée r'lavures (eaux grasses) pa' l'goulot du lavier
LAVOTE boite ouverte sur un côté, se plaçant devant la planche à laver le linge. La laveuse se met à genoux dans sa lavote qui la préserve contre les rejaillissements de l'eau, en frappant sur le linge avec son batouée (batoir). Dans certains pays, la lavote est appelée garde-genoux et dans d'autres boite à laver  
L'CHUT ou LÉCHUT On désigne ainsi, dans le canton de Bray et partie de celui de Donnemarie, le liquide provenant de la lessive et restant après son coulage. On l'emploie encore pour une lessive de petits objets, pour une coulotte . Ce mot léchut n'est pas connu dans les autres cantons. Dérivé probable du verbe choir, liquide tombé de la lessive  
LÉCLÉ liquide provenant de l'égouttage du caillé mis en moule pour faire le fromage, corruption de lait clair.  
LÉGNOT les gens croyant mieux parler disent du lignot, qui n'est pas plus français que légnot; plante grimpante, à racine traçante et à fleur de volubilis. En français, c'est le liseron  
LÈNE c'est la nielle, plante parasite poussant dans les blés et dont on enlève la graine noire en passant les semences au trieur.  
LICHOTTE petite quantité insignifiante d'aliments: Quoi qu'tu veux qué j'fasse de ta licholte? i'en a pas pou' ma creuse dent.
LIEUE quoique étant français, je cite ce nom parce qu'il est presque exclusivement employé, et rarement" kilomètre", pour indiquer les distances. Les fractions sont dites: une lieue et demie, une lieue trois quarts, trois quarts de lieue, une demi­lieue, un quart de lieue. La lieue, que l'on compte de 4 kilomètres, avait exactement 2 000 toises, c.-à.-d. 3898 mètres; c'était la lieue de poste. Dans le Gâtinais, au sud de la Brie, dont une partie est de Seine-et-Marne - la lieue locale n'était que de 1 700 toises, soit 3313 mètres.  
LIGNE petite mesure de longueur avant l'application définitive du système métrique (1840), à laquelle nos grands-pères citaient toujours en même temps que les pouces et les pieds (v. c. m.). Elle correspondait à 0,2255 m et se divisait en douze points. Le point se divisait lui-même d'une manière infinitésimale. Toutes ces mesures: points, lignes, pouces, etc., sont encore usitées dans la désignation des grandeurs de la plupart des ustensiles de cuisine et autres, dans la longueur des faulx, etc., chez leurs fabricants et leurs vendeurs. Elles ont été si bien transmises par la tradition, qu'il est difficile de leur appliquer 16 système métrique  
LOCERON ce n'est pas le liseron comme on pourrait le croire par la similitude des noms, le liseron étant ici le légnot. Le loceron est de la famille du seneçon (avec lequel on le trouve dans les terrains à vigne), en ayant les feuilles plus larges et les tiges plus grosses. Les anciennes paysannes le ramassaient pour la nourriture de leurs lapins qui en sont très friands. Elles en rapportaient des gisonnées sur leurs têtes.  
LOQUENCE (avoir une bonne), c'est avoir non seulement une facilité d'élocution, mais c'est encore parler haut, fort, d'une manière imposante, sur des sujets de toute sorte.  
LOQUIET le hoquet.  
LOQUETTE petit champ de quelques perches seulement. Son bien n'a pas grand'valeur, c'n'ée qu'dée loquieltes.
LOUÉE (la), c'est le louage, l'embauchage des ouvriers de culture aux trois termes de la Chandeleur, la Saint-Jean et la Saint-Martin.  
LOUP-GAROU ou plus souvent ROUGAROU, exclamation admirative pour quelqu'un de supérieur Queu rougarou d'homme, d'enfant!
LOURIOT c'est l'oiseau le loriot  
LUTTE (la), époque pendant laquelle le bélier est mis en compagnie des brebis pour la reproduction.  
     
     

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